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Nouveaux repères de consommation de l’ANSES

Heart shaped tray with healthy food

L’Anses a publié ses avis et rapports relatifs à l’actualisation des repères de consommations alimentaires pour la population française adulte. Ce travail a visé pour la première fois à élaborer des repères de consommation pour les principaux groupes d’aliments visant à satisfaire les besoins nutritionnels de la population adulte, tout en intégrant les enjeux associés à la présence de certains contaminants chimiques dans l’alimentation.

Repères de consommation : des évolutions fortes au regard des recommandations antérieures

  • Consommer davantage de légumineuses (telles que les lentilles, fèves ou pois chiches) et en consommer régulièrement,
  • Privilégier les produits céréaliers les moins raffinés (telles que les pains, pâtes et riz complets ou semi-complets),
  • Favoriser la consommation d’huiles végétales riches en acide alpha-linolénique (telles que les huiles de colza et de noix).
  • Renforcer la consommation de fruits et légumes en privilégiant les légumes.
  • Consommer moins de un verre par jour de boissons sucrées (de type soda ou jus de fruits)
  • Réduire considérablement la consommation de charcuteries afin qu’elle ne dépasse pas 25 g par jour (telles que le jambon, saucisson, saucisse, pâté, etc.).
  • Ne pas dépasser 500 g par semaine de viandes hors volailles (telles que le bœuf, porc, agneau, etc.).
  • Consommer du poisson 2 fois par semaine dont un poisson gras (tel que la sardine, le maquereau, etc.).

Des repères permettant de couvrir les besoins nutritionnels de la quasi-totalité de la population tout en limitant les excès

A l’exception de quelques rares nutriments, les repères proposés et intégrant notamment  les habitudes de consommation permettent de couvrir les besoins nutritionnels de la quasi-totalité de la population adulte.

Le besoin alimentaire en vitamine D fait encore l’objet de nombreux débats scientifiques, en raison notamment de la difficulté à estimer la quantité de vitamine D synthétisée par l’organisme grâce à l’exposition solaire. L’Agence préconise dans ce contexte que soit réalisée une étude évaluant le statut en vitamine D de la population française.

Certains nutriments, en particulier le sodium et les sucres, constituent toujours des enjeux forts en matière de santé publique associés à des excès de consommation.

Poursuivre les efforts afin de diminuer le niveau de contamination des aliments

Les travaux de l’Agence ont également mis en avant la difficulté à identifier des combinaisons d’aliments permettant à la fois de couvrir les besoins nutritionnels de la population tout en limitant l’exposition aux contaminants. Pour un nombre limité de contaminants, notamment l’arsenic inorganique, l’acrylamide et le plomb, les niveaux d’exposition restent préoccupants. Comme évoqué dans  les conclusions de ses avis récents relatifs aux études de l’alimentation totale (EAT2, EAT infantile) des efforts de réduction des teneurs en contaminants préoccupants restent donc nécessaires. Ils permettront, à terme, que les choix alimentaires de la population soient gouvernés par les contraintes nutritionnelles et non par les niveaux de contamination de l’alimentation.

Dans ce contexte, l’Anses réitère sa recommandation au consommateur de diversifier son régime alimentaire et les sources d’approvisionnement.

Source : site de l'ANSES

Pour en savoir plus : site de l'ANSES